lundi 28 août 2017

L'Irlande, deux fois plutôt qu'une!



Jeudi 29 septembre, nous sautons dans un taxi pour l’aéroport de Montréal, nous prendrons un vol pour Toronto et de là, notre vol pour Dublin. C’est la première fois que nous n’embarquons personne sur les billets de Benoit lors d’un tournoi, la dernière fois pour le Danemark a été trop stressante car c’est toujours une grosse responsabilité. C’est sans compter la dernière fois où nous sommes allés en Irlande avec Andrew et Luc et que nous avons dus nous séparer pour pouvoir voler, ce qui a été terriblement frustrant et angoissant ne sachant même pas si Benoit et Andrew nous rejoindraient finalement. Cette fois-ci, nous partons sans nous inquiéter, c’est plus facile d’obtenir une place sur le vol. Cependant, Andrew et Cloé vont eux aussi au tournoi, mais ils viennent par eux-mêmes, comme le château nous héberge gratuitement le temps du tournoi, ça limite les dépenses. Un autre avantage c’est qu’ils ne volent pas sur Air Canada et peuvent donc prendre un vol direct d’une autre compagnie aérienne.

À l'aéroport, on part 5 jours! Un gros sac de sport, trois grosses valises, un carryon et un sac à dos.

Encore une fois, j’amène dans nos bagages un sac d’un kilo de noix (amandes, cajous, noisettes, pacanes, arachides, graines de citrouille, noix de brésil, canneberges séchées et…M&M), de la poudre protéinée sans protéine de soya et des sachets de gruau, trois aliments hyper nutritifs que Benoit peut avaler au besoin. C’est tout de même plus facile de déjeuner en Irlande car le déjeuner traditionnel ressemble au nôtre, donc œufs, bacon, fèves au lard, saucisse et boudin. En évitant les rôties, il peut donc manger facilement le matin et avaler un thé car le café on le retrouve généralement dans un pot de nescafé instantané au fond de l’armoire, mais j’imagine qu’il y a quelques Starbucks à Dublin. Donc on ne va pas en Irlande pour boire du café, et je le répète, en Irlande on fait comme les Irlandais et on boit du thé.

Le vol Montréal-Toronto se passe bien sans histoire et comme nous avons passablement de temps entre les deux vols, ça nous permet de ne pas courir pour enregistrer nos bagages, passer la sécurité et nous rendre au quai. Ceci dit, on a quand même droit à des airs bêtes, de l’incompétence et du mauvais service ‘par excellence’’ jamais en français, comme toujours, mais au moins, nous sommes moins stressés, c’est déjà ça. Quand ils nous appellent au comptoir, on est contents, on va rapidement quitter cet endroit.

Pendant que nous entrons dans l’avion, je ne peux m’empêcher de regarder les passagers tout en avançant dans le corridor, j’essaie de deviner à leurs phénotypes et leur allure, qui est Irlandais s’en retournant chez lui et qui est un visiteur. Y en a qui sont très typés et quand ils parlent à leurs voisins avec leur accent adorable, je me félicite d’avoir visé juste. Je jette un coup d’œil aux films et je suis surprise de retrouver ‘’Les Êtres chers’’ dans la section francophone, l’an dernier c’était ‘’Corbo’’. Comme je l’avais fait à ce moment-là, je décide de visionner aussi ce film de nouveau, j’ai l’impression que ça va devenir un rituel : Voir tous les films ou réalisations de ma fille sur l’écran dans l’avion, c’est comme si elle et moi on se croisait en chemin. Après l’avoir vu sur le grand écran avec plein de gens, je la regarde seule et je peux verser quelques larmes inévitables en toute intimité, avec bien sûr Benoit qui me taquine un peu.

Nous avons bien fait d’apporter de quoi grignoter, car Benoit n’aurait pu manger beaucoup au souper, ne pouvant manger ni la salade avec ses fèves d’edamame, ni le petit pain et ni le gâteau, donc un petit morceau de poulet et une portion minuscule de riz et de légumes. Ce matin on nous sert le très habituel gâteau de bananes, ce que Benoit ne peut manger non plus. Nous avons hâte d’arriver, nous trouverons bien de quoi manger avec Peter, combattant de l’équipe irlandaise et copain depuis peu de Lara. C’est lui qui vient nous chercher et nous amène dans le nouveau logis de Lara qui habite maintenant plus au nord dans le Sligo. Lui et elle nous hébergent ce soir, mais demain et dimanche nous dormirons au château, puis lundi nous prendrons le bus pour Dublin où nous dormirons deux soirs avant de repartir à Montréal.

À l’aéroport, lorsque nous passons les douanes, l’agent nous questionne sur les raisons de notre visite, après les brèves explications apportées par Ben, le douanier feuillette notre passeport et en observant que nous sommes déjà venus il réplique en riant : « Soit vous nous aimez beaucoup, soit vous aimez vous faire taper dessus! » Et Ben de lui répondre : « Les deux! » nous nous quittons en riant. On se dit que c’est bien juste en Irlande, reconnue pour son humour, qu’on peut rigoler avec l’agent des douanes!

Peter ou Piotr nous attend à la sortie, toujours avec cet air réservé et bienveillant. Je sais qu’il est d’origine polonaise et je me demande s’il doit son air réservé au fait qu’il ne saisit peut-être pas toujours très bien ce qu’on dit ou bien s’il est d’une nature timide. J’avais remarqué aussi la même réserve chez Hubert, aussi d’origine polonaise.

Comme ils se sont côtoyés l’an dernier à ce même tournoi, lui et Ben se connaissent bien, je les laisse discuter entre eux dans la voiture tandis que j’essaie de terminer ma nuit de sommeil qui n’a duré que deux heures. Une sieste interrompue d’un arrêt obligatoire pour déjeuner sur l’autoroute, puis poursuivie durant presque deux heures jusqu’à notre arrivée.

 Nous sommes heureux de retrouver Lara et son chien que j’adore, Kai. Depuis quelques mois, Lara a récupéré Xaro, le frère de Kai, elle a donc deux chiens; elle n’a plus sa petite chouette Tony, mais une autre l’a remplacé dans sa grande cage extérieure; et malheureusement Nounette sa chatte n’est plus, s’étant fait frapper par une voiture peu de temps après notre visite l’an dernier.

Nous laissons une partie de l’armure dans la voiture, sortons notre valise et quelques pièces que Benoit doit ajuster ce soir pour le tournoi de demain. Ça tombe bien Peter et Lara, qui a commencé le combat et qui participera elle aussi au tournoi, ont aussi des pièces à réparer. Lara affrontera d’ailleurs Cloé en duel à l’épée longue, elle l’a craint un peu, sachant déjà que celle-ci fera l’équipe de cinq contre cinq avec les hommes, faut être sacrément forte et résistante tout de même.

Y a des princesses qui ont un coffre aux trésors et y a des guerrières qui ont un coffre plein de pièces d'armure.

D’ailleurs à l’heure qu’il est, elle et Andrew doivent arriver au château, ils y dormiront ce soir dans une petite salle aménagée pour accueillir les combattants. Cette année, ils sont plus nombreux, mis à part les trois Québécois, il y a une équipe américaine, l’équipe irlandaise évidemment, Rowland, un Anglais et nos amis Belges, Pol, Fred et Gauthier qui se joindra aux Black Wolves. Ils viennent avec Julie duelliste française et petite amie de Gauthier. L’an dernier, ils avaient dû se limiter à du trois contre trois, mais cette année, ils vont pouvoir faire du cinq contre cinq, plus les duels. La grande nouveauté est tout de même l’arrivée de la compétition féminine, elles sont quatre à participer cette année. 

Nous reprenons la route et cette fois juste pour le plaisir de voir un peu du paysage avec Lara et Peter. Nous sommes plus au nord que la dernière fois et tout près de la mer, heureusement nous n’avons pas de pluie jusqu’à maintenant, que de belles éclaircies ensoleillées et beaucoup de vent, le vent de la mer. Nous nous arrêtons à quelques reprises pour prendre des photos, puis Peter stationne la voiture dans une petite baie sur le bord de la plage, où sont situés quelques restaurants et pubs qui ne semblent pas trop achalandés.

Avec plein de moutons, emblêmes du paysage irlandais.



À l'ouest

Au même moment, au nord.

Nous optons pour tout petit restaurant vraiment sympathique tout bleu et dont la décoration à l’intérieur fait très très plage et ensoleillée, nous le trouvons assez comique dans le nord de l’Irlande, je ne serais pas étonnée d’y voir une pointe d’humour typiquement irlandaise. On y sert des fish & chips que Ben ne peut malheureusement pas manger bien qu’il adore ça, à cause de la farine dans la pâte à frire. Toutefois, ils ont un petit choix de repas sans gluten dont un beau filet de sole grillé avec frites et salade, oh joie! Nous sommes attablés sur le bord de la grande fenêtre, pleine vue sur le bord de la mer, et c’est ainsi qu’on prend un bon repas avec des amis extraordinaires en regardant un magnifique coucher de soleil sur la mer, en Irlande.

Nous ne pouvons repartir sans nous arrêter au pub et comme il y en a un à quelques pas de notre restaurant, nous n’hésitons pas, nous nous y engouffrons pour prendre une bière…et un cidre pour Benoit. L’endroit est réconfortant, comme le sont la plupart des pubs en général, mais celui-ci a un beau feu de foyer qui brûle dans l’âtre, nous choisissons la table juste à côté évidemment. Au bout d’un moment, nous entendons des Québécois parler à la table juste derrière nous, nous nous retournons pour saluer ces deux couples de retraités qui sont en vacances dans le coin. On en vient vite à leur parler de la raison pour laquelle nous sommes là. Ils sont vivement intéressés de venir faire un tour au tournoi à Galway, peut-être demain ou dimanche.

Quand ils quittent les lieux, nous ressentons soudainement le gros coup de fatigue initié par l’alcool, et c’est pourquoi nous quittons nous aussi pour aller finir de préparer le matériel pour demain matin.



Et Bonne nuit Kaï...



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