lundi 19 juin 2017

Portugal, que le tournoi commence!

Tournoi, jour 1


Une belle journée ensoleillée accueille ce troisième tournoi d’IMCF, et nous sommes tous un peu fébriles attendant de défiler pour la cérémonie d’ouverture qui doit commencer d’une minute à l’autre. J’ai décidé de ne pas défiler avec le groupe, j’aimerais prendre des photos, et je dois l’admettre, je trouve toujours un peu pénible de rester plantée au soleil à brûler pendant le discours d’ouverture. Les 22 équipes attendent en ligne, qu’on les nomme pour s’avancer dans la lice, en fait les 21 plus un combattant d’Afrique du sud qui est venu seul pour représenter son équipe. L’atmosphère est joviale, comme toujours, les combattants se retrouvent avec plaisir, indifférents au soleil et à la chaleur déjà présente et qui ne les épargne pas sous leur attirail. Certain(e)s portent une partie de leur armure, généralement les jambes, bras et épaules avec leur tabard aux couleurs de leur pays.  Il n’y a pas beaucoup de spectateurs dans les estrades, mais en considérant que nous sommes le jeudi matin, ce n’est guère surprenant, je suis certaine que si cette cérémonie avait lieu le soir il en serait bien autrement. Toutefois, il a été convenu entre l’IMCF et la municipalité de Montemor que l’entrée serait gratuite, nous prévoyons un bon achalandage d’ici les quatre prochains jours.

L’Ost du Québec a apporté un drapeau gigantesque, il flotte fièrement, presque effrontément parmi les autres, comme pour compenser tous ces moments où normalement il est relégué derrière le drapeau canadien. Est-ce que cette année nous aurons la chance d’entendre de nouveau l’air de Martin de la Chasse-Galerie? Aurons-nous des médaillé(e)s d’or? Ce drapeau flottera-t-il sur le podium? Nos premiers duellistes aujourd’hui sont Cloé et Phil, dans les catégories féminine et masculine à la hallebarde. En après-midi, notre équipe masculine affrontera l’Allemagne et le Mexique. Cloé qui commence ses combats avec une armure empruntée, est un peu nerveuse, celle-ci n’étant pas ajustée pour elle, limite ses mouvements, elle est presque incapable de lever les bras au-dessus de sa tête. Nous espérons que son armure arrive au plus tôt pour qu’elle puisse se battre à pleine capacité.

Quand les combats débutent, Benoit est au micro, annonçant les concurrents, et voyons la nervosité de Cloé, je vais le chercher et tente de lui parler et quand il me fait signe qu’il est occupé, je me fâche et j’insiste : «Tu as entraîné Cloé toute l’année, elle n’a pas son armure, elle est nerveuse, elle a besoin de TOI, y a plein d’autres personnes qui peuvent faire l’annonceur, mais personne ne peut aussi bien calmer Cloé!». Sans hésiter, il donne son micro à l’un des arbitres et vient retrouver Cloé pour prendre son coin, la rassurer et consacrer ce moment à elle. J’ai maintenant l’esprit tranquille.

Dans la grande lice, il y a d’aménagées temporairement, trois petites lices pour les duels, d’abord parce que ces combats nécessitent beaucoup moins d’espace et puis parce que ça permet de faire plusieurs duels en même temps. Nous n’avons plus tellement de choix, il y a de plus en plus de participants et ça doit tout tenir dans quatre jours.  Les Québécois font le va et vient entre les combats de Phil et ceux de Cloé, moi je suis particulièrement attentive à ceux de Cloé, je l’avoue j’ai un parti pris et je sais aussi à quel point Benoit prend l’évolution de son élève à cœur. Phil ne gagne aucun de ses combats, mais donne tout un show, et pendant ce temps, Cloé gagne contre la Canadienne et contre l’Allemande, perd contre la Portugaise et finalement la chaleur et la fatigue la gagnant elle doit déclarer forfait contre l’Américaine. Toutefois, elle se rend en finale un peu plus tard dans la journée, on espère tous, en particulier elle, que son armure arrivera entre temps.

Je vais faire un tour du côté des marchands, question de me restaurer un peu, on m’a dit qu’il y avait pas mal de trucs intéressants à manger, je demande à Benoit s’il veut quelque chose, mais comme il doit se battre en équipe un peu plus tard, il refuse, de peur d’être malade. Je vais donc me balader avec Silvia qui est bien contente de pouvoir me servir de guide concernant la culture portugaise particulièrement sa gastronomie. Les gens sont très accueillants, et je vais de surprise en surprise quand je vois à quel point beaucoup de Portugais connaissent quelques rudiments de la langue française, beaucoup plus que la langue anglaise en fait. Bien sûr vous me direz que c’est normal puisque c’est une langue latine comme le français, bien qu’elle s’apparente aussi aux langues arabes, mais c’est surtout parce qu’à cause de la proximité des deux pays, beaucoup de Portugais ont travaillé jadis ou travaillent encore en France, plusieurs ont de la famille qui est partie y vivre, comme les parents de Silvia.

Je crois que nous sommes tellement conditionnés à l’idée que la langue anglaise domine le monde, que spontanément, dès qu’on voyage ailleurs qu’en francophonie, on utilise l’anglais pour se faire comprendre de la population locale et je ne fais pas exception. Pourtant à force de voyager, je constate parfois que si oui la langue anglaise domine, il n’en demeure pas moins que le français a déjà été très présent, la France ayant été un empire colonisateur puissant, en Afrique, en Amérique et même en Asie. On oublie aussi qu’il fût un temps où c’était la langue la plus couramment utilisée chez les têtes couronnées d’Europe au 18ième siècle et même en Angleterre, au Moyen Âge. Beaucoup de francophones ne savent pas que certains de leurs mots qu’ils croient être empruntés de l’anglais sont en fait des mots français, récupérés par la langue anglaise, comme par exemple le mot «budget» qui tire son origine du mot «bougette» qui désignait une petite bourse de monnaie attachée à la ceinture et qu’on portait en voyage. Quand je suis à l’extérieur du pays, je suis encore surprise de susciter aussi souvent de l’intérêt quand je m’adresse en français à Benoit ou à un autre Québécois, soit on se fait aborder par des francophiles, qui trouvent notre langue si belle, soit on nous demande qu’elle est cette langue étrange qui ressemble au français sans en être vraiment.

Nous sommes toujours fiers de leur en parler! Je l’ai déjà dit dans une chronique précédente, seuls les Québécois qui ne connaissent que le camping en Floride ou les tout inclus à Cuba peuvent avoir une perception négative des Québécois en voyage. Car un Québécois qui voyage en dehors de sa zone de confort, démontre généralement une ouverture sur les Autres et leur culture et ça c’est le meilleur passeport qui soit. Nous avons beau être reconnus pour être souvent bruyants et directs, notre curiosité nous rend facile d’approche. Bien sûr, y aura toujours des cons, n’importe où dans le monde et on ne fait pas exception malheureusement…

Lorsque nous revenons au «french ghetto» (ironiquement nous lui donnons un non anglais pour que les non francophones comprennent que c’est un quartier francophone, nous, nous le savons déjà), il y a beaucoup d’animation, les finales des duellistes en hallebarde et le béhourd des gars vont bientôt commencer. Excellente nouvelle, Cloé a reçu son armure qu’elle examine pour s’assurer que tout est bien en place, elle a dessiné sur son casque des cicatrices partout où son casque a été cabossé lors des derniers combats, ça lui donne une allure personnalisée. Les combats de béhourd ont commencé depuis une bonne heure et l’Ost embarquera dans la lice après les finales de duellistes, dont le dernier combat de Cloé. Le reste du groupe, incluant les Belges qui ne présentent pas d’équipe cette année, se tient prêt à aider tout ce beau monde au besoin. Cette année, notre campement est vraiment tout près, le transport du matériel, les casques, mitons, boucliers, armes et drapeau est plus aisé.


Benoit s’armure en même temps que Cloé, car il veut pouvoir la coacher jusqu’au bout, il ne pourra profiter de ce moment pour se préparer. Lorsque nous franchissons l’entrée, le ciel s’est assombri et les estrades sont maintenant pleines. Certains d’entre nous lancent des bonbons à l’érable dans la foule qui suit attentivement le tournoi. Les spectateurs sont ravis, surtout les enfants. Ceux et celles qui ne se battent pas gardent précieusement, les cellulaires, lunettes, portefeuilles, caméras et crème solaire. Laurie a amené sa tablette, elle prend nos combats en vidéo et des photos avec son I-phone. De temps en temps je la croise, grimpée où elle peut, pour réussir à avoir une bonne prise de vue, elle n’a pas le choix vu sa petite taille. Pour ma part, j’utilise nos deux cellulaires pour prendre des photos, n’ayant pas de batterie, je ne peux que les recharger le soir au condo, si je veux prendre des photos et des vidéos je dois les utiliser avec modération. Mais j’oublie trop souvent de m’en servir, trop prise par le moment présent.

Cloé s’avance dans la lice, suivie de Benoit à qui il ne manque que le casque et les mitons. Comme il a oublié son tabard au Québec, Christine lui a prêté le sien tout neuf avec un p’tit pincement au cœur, ce matin son armure toute neuve et cet après-midi c’est son tabard. Elle se dit avec philosophie que ça lui portera peut-être chance. L’adversaire de Cloé est impressionnante, elle a une tête de plus et doit bien peser 60 kilos de plus qu’elle. Évidemment ça peut désavantager l’Américaine dans son cardio, mais sa longueur de bras l’avantage certainement quand elle porte ses coups, tenant Cloé à distance. Celle-ci bouge beaucoup plus et se bat si bien qu’un quatrième round est nécessaire pour déterminer qui gagnera l’or. Benoit comme à son habitude entre dans la lice entre chaque round, pour se placer devant ses yeux, pour lui rappeler de respirer, pour lui faire oublier son adversaire si grande et si costaude de l’autre côté, pour la rassurer et l’encourager, jamais pour lui rappeler ses erreurs. Comme il le dit souvent, quand tu pratiques des sports de combat, ça vient chercher quelque chose de primitif en toi, ça a quelque chose d’animal et tes émotions sont, au moment du combat, très brutes, ce qui fait que tu dois trouver un certain équilibre entre émotion et raisonnement, ce pourquoi, beaucoup d’athlètes ont souvent des rituels et des coachs qui les aident justement en ce sens. Les combattants peuvent être terriblement à fleur de peau et avoir du mal à se contrôler, par exemple après une défaite, éclater en sanglots et se sentir complètement démolie. À ce moment-là on n’a certainement pas besoin de se faire crier dessus ou de se faire rappeler nos erreurs, ça n’aide absolument en rien pour reprendre confiance en soi. Faut alors chercher les points forts, et convaincre le ou la combattante de les faire rejaillir, ça et gérer les crises de panique c’est pas toujours facile. D'ailleurs, Cloé est un peu dans cet état et spontanément engueule son coach, mais Benoit reconnait cet état et n'en fait pas de cas, la ramenant constamment dans un état plus calme.

Après le quatrième round, Cloé s’incline devant l’Américaine et remporte la seconde place, l’argent! Wow! Nous sommes fiers d’elle! Cependant, nous avons peu de temps pour profiter de sa victoire puisque nos gars vont bientôt commencer.


Dans la cour aménagée de la forteresse de Montemor, les combattants de l’Ost, attendent leur tour pour entrer en piste. La fébrilité, la peur, l’adrénaline peut-être le doute sont au rendez-vous, des émotions qui surpassent l’inconfort de la chaleur. Le malaise est amplifié par l’épaisseur du tissu sous le poids de l’armure et le manque d’air à l’intérieur de leur casque qui pourtant, les protégeront de la violence des coups d’épée ou de hache frappés à pleine puissance par leurs adversaires.

Moi qui suis tout près, je ressens bien cette tension et je ne peux m’empêcher de penser à ces gladiateurs qui attendaient sous le forum, à la différence près que ceux-ci luttaient pour leur survie. Il devait en être ainsi aussi au Moyen âge, sur le campement quand se préparant au combat, le guerrier craignait pour sa vie. Mais il devait tout de même trembler aussi lors de tournois organisés. Bien sûr, ce dernier était habitué à la violence, ça faisait partie de son monde mais si l’on exclue les blessures et les coups de chaleur, le béhourd était un sport divertissant qui lui permettait d’améliorer ses techniques, de se mesurer aux autres et évidemment de se faire remarquer. 

Cependant, aujourd’hui, nos gladiateurs des temps modernes ne sont pas des soldats, ils gagnent leur vie dans un monde aseptisé où la violence est devenue un tabou. Pourtant, ils sont là, de leur plein gré, attendant leur tour, concentrés à chercher en eux une violence transmise par leurs tout premiers ancêtres, une violence primitive afin de la canaliser et de la projeter dans leurs coups.

Le commentateur annonce l’entrée en lice des deux équipes de cinq combattants. Les Québécois avec leur tabard bleu et blanc, retenu par leur ceinture fléchée pénètrent dans la lice aménagée deux jours plus tôt, à quelques mètres des estrades de spectateurs, pleines à craquer d’une foule aussi enthousiaste que s’il fut s’agit d’un match de soccer. Les adversaires prennent place en face les uns des autres, aux deux extrémités, se jaugent, se mesurent, évaluent, repensent à leur stratégie. Est-ce que chacun se souvient de ce qu’il doit faire? Les voilà à s’échanger quelques rappels juste avant que le round commence.  Ils affrontent l’équipe de l’Allemagne, une équipe aguerrie qu’ils connaissent bien, puisque celle-ci comme celle du Québec et de l’Italie, furent les premières à rejoindre en 2011 le tout premier tournoi de Béhourd qui était subventionné et organisé pour et par la Russie et ne concernait que l’Ukraine, la Pologne et la Biélorussie.

Tout se décidera en trois rounds d’une durée indéterminée car le but est de faire tomber les adversaires en frappant avec les armes ou les poings, en se servant de prises de lutte ou de plaquages, etc.  Presque tous les coups seront permis et c’est pourquoi les armures doivent être réglementaires, sécuritaires et confortables… autant que possible.

L’arbitre en chef, avec un signe de tête s’assure que les équipes soient prêtes et crie «fight!», s’ensuit alors les mouvements d’avancée puis le choc brutal des armures qui se fracassent l’une contre l’autre. On repère rapidement les «runners» plus rapides et les lourds qui s’emparent souvent à bras le corps de leur adversaire pour les faire tomber ou pour les tenir afin qu’un autre frappe pour le faire abandonner. Trois ou quatre arbitres se tiennent à l’intérieur et l’extérieur tout près de la rampe et surveillent bien les combattants et leur rappellent qu’ils sont «out» lorsqu’il y a trois points d’appui par terre, ou quand l’un s’agrippe trop longtemps au montant de la lice pour éviter de tomber ou pour être en mesure d’intervenir rapidement s’il y a blessure. Ils sont tous vêtus de jaune pour qu’on les repère facilement. Pour le spectateur, il est difficile de savoir ce qui se passe sous l’armure et surtout sous le casque, c’est pourquoi la promiscuité de l’arbitre est importante, de même qu’il doit, s’il veut arrêter le combat se servir d’un grand bâton auquel est accroché un drapeau jaune. Il va l’abaisser immédiatement entre les adversaires, qui sont restreints au niveau de la vue et de l’ouïe.

Le premier round est remporté par Québec! La foule applaudit, l’équipe du Québec est souvent populaire lors des tournois. J’ai souvent remarqué une sympathie générale pour les Québécois, peut-être est-ce dû à leur curiosité, une ouverture qui les amène à socialiser rapidement avec leurs hôtes, ou bien parce qu’ils se démarquent par des gestes particuliers, originaux lors des tournois.
La lice se vide et les combattants ont hâte de boire un peu d’eau, certains enlèvent rapidement leur casque, d’autre préfèrent le garder pour la minute de pause et ne soulever que leur visière pour se rafraîchir et se désaltérer.

Je me tiens près de mon homme qui entrera à son tour au round suivant pour prendre la place d’un autre, je sais qu’il ne me voit plus, ne m’entend plus, il est connecté direct avec son équipe et toute cette puissante «aura» de testostérones. Il savoure peut-être les clameurs de la foule. Il ne tient plus en place, prend une gorgée d’eau et met son casque, je lui attache sa sangle sous le menton, c’est déjà un sauna là-dessous! Je me sens un p’tit peu coupable de fuir le soleil et de maudire « silencieusement » la chaleur, moi dans ma robe médiévale, lui sous 35 kilos de tissu et d’armure s’apprêtant à faire un sprint de cardio.

Des journalistes s’insèrent un peu tout le tour pour maximiser les belles prises de vue, ils détonnent tellement avec leur jeans et leurs lunettes fumées dans tout ce spectacle vivant sorti tout droit du Moyen âge, c’est la règle lors des tournois internationaux, combattants et accompagnateurs doivent en tout temps être costumés historiquement correct. J’avoue que pour le spectateur ça ajoute beaucoup d’allure à l’événement! Parfois des spectateurs réussissent à se glisser mais sont vite repérés justement à cause de leurs vêtements, ils sont alors reconduits dans les estrades.

Voilà qu’on annonce le deuxième round!

Même rituel de l’arbitre en chef, et puis «FIGHT!»

Ça joue dur, ça joue fort, encore tout cet acier qui crie sous les coups. Je surveille de près mon guerrier préféré et récite une mini prière silencieuse, pour la forme, pour qu’il donne plus qu’il n’encaisse et surtout qu’il ne se blesse pas. Une entorse, une commotion, une blessure au visage à cause d'un casque mal «padé», une fracture, ce sont des choses qui arrivent sporadiquement, comme au football ou au hockey. C’est juste que c’est toujours spectaculaire de voir un tank foncer avec sa hache et frapper de toutes ses forces sur un casque, ça l’est d’autant plus quand sous ce casque c’est quelqu’un qu’on aime très très fort.

Mais voilà que le Québec gagne aussi le deuxième round, donc la victoire totale!
               
Délire!
J’observe Benoit qui ne semble pas blessé, soulagement, fierté, plaisir partagé.

Je me délecte des rugissements de la foule, il en aurait été autrement si l’équipe adverse avait été celle du Portugal.

Les combattants des deux équipes vont se saluer, se prendre dans leurs bras, se féliciter et sortir afin de laisser les équipes suivantes prendre place à leur tour pour la suite des combats. Les Québécois qui se sont hâtés d’ôter leur casque, maintenant jubilent! Les Allemands sont des adversaires coriaces mais ce sont aussi des amis, et en moins de deux, les voilà qui fraternisent tous ensemble sous la grande tente, se gratifiant de leurs bons coups et partageant des trucs d’art martiaux. C’est un des aspects qui me laissent toujours sans voix mais qui me fait sourire aussi, cette fraternité qui semble n’avoir d’égale que dans la violence d’un sport aussi brutal. Comment peuvent-ils exprimer une telle décharge de violence sur quelqu’un, même si c’est dans le cadre sportif, et l’instant d’après être capable de rire autant avec lui?


Déjà, ils doivent se préparer pour affronter leurs seconds adversaires, les Mexicains et cette fois Ben est du premier round, Andrew sur son flan gauche. L’Ost est super efficace et gagne rapidement le premier round, puis le deuxième round, les gars sont gonflés à bloc! Ils sont en quart de finale, puisque la quatrième équipe du pool s'est désistée quelques jours avant le début du tournoi. Samedi, ils se battront à nouveau!



Peu après, Benoit découvre que sur l’image de présentation du streaming suivi par des milliers d’internautes, le logo de l’IMCF n’apparaît pas, il va rapidement rencontrer l’un des réalisateurs qui se tient à l’intérieur d’une tour pour lui rappeler que ça avait été envoyé et que ça aurait dû y être. C’est quand même important puisque c’est d’abord un tournoi IMCF. Le réalisateur s’obstine, arguant qu’il s’en fout du logo, que ce n’est guère important, il ne veut rien savoir, Benoit doit donc menacer d’arrêter le tournoi, en empoignant un paquet de fil tous branchés à la console et en menaçant de tout débrancher drette là avant que finalement le réalisateur accepte de mettre le logo. Quand il a accepté de faire partie du présidium, il savait d’emblée que ce serait beaucoup d’énergie et de travail, mais quand il prend une responsabilité, il la prend au sérieux.


La journée s’achève et nous décidons de souper tous ensemble en ville, au même restaurant ou nous avons rencontré les parents de Brendan et l’équipe décide de payer le lunch et la bière de Cloé pour sa médaille d’argent. 

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