mercredi 2 janvier 2019

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, PARTIE 2 (ÉCOSSE, NOVEMBRE 2017)

De gauche à droite:Hubert, Joshua, Chris, Jacob, Scott, Louise, Brendan, J-P et moi (Ben est derrière la caméra)




Aujourd’hui, Ben et Hubert doivent rencontrer Stephen, il a demandé à voir le président et le vice-président avant de rencontrer tout le reste du présidium et du board (capitaines et représentants) à l’assemblée générale du lendemain. Comme nous devons faire quelques courses à Perth et que le rendez-vous a lieu au palais, à 10 minutes du centre-ville, je les accompagnerai, je pourrai toujours descendre à la petite cantine en les attendant si c’est confidentiel. Nous prenons le temps de déjeuner et de savourer 2-3 cafés en bavardant avec Jacob, Scott et Hubert, Louise, Joshua et J-P sont au travail.

Caitlin arrive entre temps, avec son bébé de 3 mois, dont s’entiche immédiatement Scott. Ben et Hubert lui ont demandé si elle voulait le poste qu’occupait Magnus et qu’il a quitté après le tournoi au Danemark pour se consacrer à sa carrière. Pour aujourd’hui elle représente la Nouvelle Zélande. Elle apprend que Benoit et Hubert doivent partir pour leur rendez-vous, quand elle voit que j’y vais aussi, elle prend pour acquis qu’elle peut y venir aussi. Elle prend à son bord Hubert tandis que Benoit et moi, prenons place dans l’auto de Scott.

Arrivés sur place, nous constatons avec stupeur que Jaye et Andre (le capitaine de l’équipe américaine) sont là, est-ce Stephen qui les a aussi invités ou eux-mêmes qui ont pris l’initiative de venir à ce rendez-vous? Finalement ce n’est apparemment pas si confidentiel ou du moins, ça ne l’est plus. Stephen un peu surpris, autant par notre nombre de personne que par le bébé, vient nous accueillir et nous mène à la salle de conférence où sont déjà le directeur de marketing engagé par l’administration de Scone et le comptable de la maison. Il est question surtout de savoir comment nous procéderons, du côté de l’IMCF et eux, du leur, pour le marketing, l’estimation du nombre de spectateurs, les risques et les coûts.

Ben et Hubert ont des tenues de ville, même si ce n’est qu’un « pré meeting » ainsi ça donne la sensation de discuter d’égal à égal. Nous en avons souvent parlé de l’importance d’avoir l’air professionnel quand on rencontre les gens avec qui on négocie. Depuis le premier meeting de l’IMCF, Benoit a toujours porté un complet cravate, d’abord par respect, ensuite pour être pris au sérieux. Y a tant de préjugés concernant les gens qui font du « médiéval » qu’on doit être clair : les costumes sont en quelque sorte, nos « uniformes » lors des tournois. Le complet cravate fait une coupure nette entre le spectacle et la mise en scène du spectacle.

Ben est un peu inconfortable, d’abord en ne respectant pas ce qui a été convenu, c’est-à-dire des personnes inattendues. Ces personnes n’ont absolument pas de tenues de ville et par-dessus tout, elles parlent à mi-voix, ça m’énerve! C’est irrespectueux pour l’orateur et pour les personnes qui essaient comme moi de l’écouter et de traduire. Je n’ose intervenir, après tout, comme Scott, je ne fais pas partie du présidium, en principe je ne suis pas supposée être présente.

  
Au bout d’une bonne heure et demi, nous concluons avec la promesse enfin, d’un contrat en main avant de quitter l’Écosse. Nous avons confiance, Stephen est très emballé par ce tournoi, lui qui ne connaissait pas ce sport avant d’être engagé il y a quelques mois, pour remplacer Sarah, clairement désintéressée par le projet. Nous reprenons la route, Scott, Ben, Hubert et moi tandis que Caitlin, Jaye et Andre retournent à leur hôtel. Nous filons à la maison après s’être arrêtés en chemin pour faire quelques courses. Scott nous dépose et repart à l’aéroport de Glasgow pour aller chercher Brendan.

Pendant ce temps-là, Ben me donne un coup de main à la cuisine dans la préparation de mon gros pâté chinois et du gâteau aux carottes. Un gros souper pour dix, mais fidèle à mes habitudes, j’en fais plutôt pour 15-20 personnes. Vaut mieux trop que pas assez, au pire ça fera des restants pour demain. Nous prenons l’apéro au salon avec Hubert, Jacob et Louise qui arrive tout juste de son travail. Elle nous offre de l’hydromel, un nectar impossible à refuser.

Nous accueillons Brendan à bras ouverts et l’œil brillant à cause de nos « quelques » apéros. Je crois bien que c’est en Écosse que nous buvons le plus. Ici c’est tolérance zéro pour l’alcool au volant, encore plus sévère que chez-nous. J’ignore si ça a un impact sur la consommation à la maison, mais on pourrait penser qu’ils compensent quand ils n’ont pas besoin de se déplacer en voiture. Bien sûr, loin de moi l’idée d’appliquer ma théorie aux Écossais en général, mais je pense que je tiens quelque chose là. Ce qui m’amène à parler d’un breuvage extrêmement populaire, non alcoolisé et souvent utilisé pour les gueules de bois : la boisson gazeuse Irn-Bru, deuxième boisson nationale après le Scotch whisky. Elle est orange et a un goût unique, une saveur que je n’ai jamais goûtée ailleurs. Elle a été créée en 1901 à Glasgow ou à Falkirk (c’est pas vraiment clair) et portait comme nom Iron Brew. Cette boisson fut concoctée afin d’offrir un breuvage désaltérant et surtout sans alcool, aux ferronniers qui, travaillaient dans la chaleur et la poussière. Comme l’approvisionnement des villes en eau potable était difficile, l’alternative de ces travailleurs, jusque- là, était la bière. Le breuvage connut un immense succès, dépassant même Coca-cola pendant quelques années, et encore aujourd’hui, la boisson écossaise est aussi populaire que la célèbre boisson américaine. En 1946, la compagnie dut modifier le nom car la boisson n’étant pas brassée (brewed) comme la bière, on dut changer un peu les lettres, lui donnant même, ma foi, une sonorité encore plus écossaise.



Samedi matin à l’aube, toute la maisonnée se met en branle, trois personnes qui s’apprêtent à aller travailler, les sept autres se préparent pour l’assemblée générale, par chance, il y a trois salles de bain dans la maison. Nous mangeons sur un coin de comptoir, il n’y a pas de salle à manger où trônerait une grande table prête à accueillir une grande famille. C’est d’ailleurs dommage, hier soir, nous étions un peu éparpillés entre la cuisine et les deux salons. Cependant j’étais satisfaite, tout le monde a bien aimé le pâté chinois, et l’explication des origines de ce plat, du moins celle que je crois la plus plausible. C’est-à-dire, lors de la construction du chemin de fer au 19ième siècle on nourrissait les ouvriers qui étaient majoritairement chinois, surtout dans l’ouest avec ce qu’on avait de disponible sous la main et donc très peu cher : du bœuf, du maïs et des patates, en s’inspirant du hachis parmentier. J’imagine que les ouvriers, canadiens français ont rapporté l’idée dans leur foyer, et elle s’est vite popularisée, surtout au milieu de la Crise. Pour ce qui est du gâteau, il s’est fait dévorer sans aucune explication.  


À nous voir tous à nos préparations ce matin, nous pourrions croire que nous allons à des noces, on dirait une ruche tellement on s’active frénétiquement. Les uns à chercher un fer à repasser ou à secouer le veston un peu fripé resté trop longtemps dans la valise, les unes à demander l’avis sur une couleur de foulard approprié, tout le monde est en train de « se mettre sur son 36 ». Ben est satisfait, il n’a pas eu à rappeler à personne le port de tenue de ville, d’emblée tout le monde s’est vêtu très convenablement.

Nous quittons Bankfoot sous un soleil radieux, comme hier d’ailleurs, c’est il me semble un peu inhabituel en Écosse, en novembre, mais ça reste froid et venteux. Nous arrivons en même temps que les autres membres du présidium et les capitaines et/ou représentants. Nous sommes peu nombreux, du moins trop pour avoir le quorum, Benoit peut respirer, c’est pas aujourd’hui que son poste est mis en danger. Stephen nous accueille et nous le suivons dans la même pièce où nous étions hier.



 À chaque place, il y a un sac cadeau offert par le palais : un bloc note, un crayon, une pin souvenir, une chemise pour insérer notre paperasse, etc. Du café et du thé sont servis dans la pièce attenante et quand nous nous installons autour de la table, Stephen entre à son tour accompagné de 5 employés. Stephen nous explique que ces personnes travailleront en collaboration avec nous, nous faisons donc un tour de table pour se présenter. Les pays représentés sont : Québec, É-U, Mexique, Nouvelle-Zélande, Suède, Autriche, Allemagne, Danemark, Irlande et évidemment Écosse, même pas 50% de nos pays membres. Je peux comprendre que des pays comme le Japon, l’Afrique du sud ou l’Argentine, ne viennent pas, pour eux, c’est un voyage extrêmement long et coûteux pour 2-3 jours. Mais je ne m’explique pas l’absence de pays comme la France ou surtout l’Angleterre. Notre ami Steve, que nous avons retrouvé avec bonheur est là en tant que représentant des maréchaux, mais pas comme représentant de son pays.

Le présidium propose que Caitlin remplace Magnus sur le poste de secrétaire, même s’il n’y a pas quorum et que techniquement nous ne sommes pas sensés voter, mais j’imagine que l’urgence commande qu’on ferme les yeux. C’est elle qui doit prendre les minutes du meeting et personne ne veut de ce poste. Benoit est content car depuis que Magnus est parti, il a pris en charge cette tâche de secrétaire en plus de sa job de vice-président.


Quand les employés nous quittent pour retourner travailler, Hubert et Ben font un rappel des points forts et moins forts du dernier tournoi au Danemark. Ils évoquent aussi certains problèmes rencontrés au cours de l’année en ce qui concerne les guerres interclubs dans certains pays et la formation des équipes qui viendront au tournoi IMCF. Il faut le rappeler, l’IMCF a décidé depuis sa fondation, que les équipes, une seule par pays, sont comme aux Olympiques, composées de gens qui y vivent ou qui y sont nés. Chez nos compétiteurs, les pays peuvent amener le nombre d’équipe qu’ils veulent, c’est pourquoi lors de leurs compétitions, il n’est pas rare de voir Russie 1 Russie 2, Russie 3 et bien sûr vous aurez deviné qu’il n’est pas rare de voir les Russes remporter les trois médailles pour une seule catégorie.

On n’évoque aussi le problème des gens bannis de leur propre club à cause de mauvais comportement et qui tentent de s’immiscer dans d’autres équipes, c’est un problème que nous vivons actuellement, chez-nous au Québec. On discute à propos de ce qu’est un mauvais comportement, comme nous en avons un large échantillon, nous sommes en mesure de donner des exemples : Intimidation sur les réseaux sociaux, commentaires haineux, homophobes, racistes, sexistes, misogynes, propos diffamatoires à l’endroit de d’autres combattants sur des forums publics. Des commentaires haineux envers l’IMCF et dans les rencontres, tricheries, coups illégaux et dangereux donnés volontairement (ils s’en vantent après sur les réseaux sociaux). L’IMCF se veut une fédération sportive exemplaire, justement à cause de la marginalité de son sport de combat, et elle veut éviter que ce sport soit complètement interdit à cause d’individus violents. Pour l’instant, nous n’avons pas le choix d’en parler puisque l’équipe du Canada, cherche à les prendre dans leur équipe, sans vraiment connaître (ou croire) l’étendue de leurs actes. Nous sommes tous conscient que ça peut arriver à n’importe quelle équipe, mais particulièrement ceux qui comme nous, avec l’équipe du Québec et celle du Canada, sont dans des situations particulières, comme l’Écosse et le pays de Galles vis-à-vis le Royaume-Uni. Nous décidons donc, que des combattants bannis de leur fédération, celle inscrite comme membre de l’IMCF, ne peuvent se présenter dans aucune équipe participante de l’IMCF, éliminant ainsi aussi l’argument de la double nationalité que certains combattant(e)s cherchent à utiliser.

Donc, de notre côté la FQCM va devoir envoyer une lettre officielle à la fédération canadienne pour les informer qu’elle a banni certains individus et que le Canada ne pourra se présenter au tournoi IMCF avec ces individus dans leur équipe. Et voilà!

L’avant-midi terminé, Stephen vient nous chercher pour faire une visite guidée et privée du palais, notre guide est une dame écossaise absolument charmante et une conteuse hors-pair, je crois bien que nous avons tous un coup de foudre pour cette «granny» si drôle. Elle parle écossais comme je parle québécois, c’est-à-dire avec un accent du pays très …appuyé. Je ne comprends pas la moitié de ce qu’elle dit (Benoit m’en traduit des grands bouts) mais j’adore l’écouter et elle est si expressive.

Par exemple dans le salon des dames, elle nous raconte qu’un certain temps les femmes étaient lourdement maquillées et souvent on trouvait de la cire et de la graisse de baleine dans leur maquillage. Quand elles s’installaient dans le petit salon elles devaient se tenir à une distance respectable du foyer, si elles ne voulaient pas retrouver leur visage tombé sur leur poitrine. Je crois bien qu’elle avait au moins une anecdote aussi savoureuse pour chaque pièce.






Dido Elizabeth Belle, première aristocrate noire, ancêtre de la famille Murray, pour connaître son histoire, voyez le film Belle

Réplique de la pierre sur laquelle les rois d'Écosse furent couronnés, y a aussi un film très intéressant à ce sujet: Stone of destiny

La petite cuisine très accueillante.


Après la visite, nous sommes invités à passer à la table où un diner nous attend, la salle à manger est rustique, chaude et confortable et la nourriture est délicieuse, en plus les cuisinières ont prévu une option sans gluten. On ne s’attarde pas trop tout de même puisque nous devons finir notre assemblée, y a encore tant à couvrir. C’est donc moins d’une heure plus tard que nous remontons dans notre salle de réunion.

Je le savais déjà, mais d’entendre Steve annoncer et donc confirmer sa décision de quitter son poste de chef des maréchaux, m’attriste un peu. Je sais aussi qu’il ne sera probablement pas là pour le prochain tournoi, même en tant que spectateur.

L’assemblée se poursuit, on discute des propositions apportées à l’ordre du jour, sur différents points, on passe au vote passe finalement au dernier point et non le moindre, le prochain tournoi. Ben et Hubert expliquent ce qu’ils ont entrepris jusqu’à maintenant; les ententes avec Stephen concernant la vente des billets par ticket master; la part du marketing fournie par le palais avec l’aide d’une agence; la part de l’IMCF à travers les réseaux sociaux avec la création de vidéos promotionnels. Stephen va travailler directement avec Louise et Jacob qui représentent l’IMCF sur le terrain quand Benoit ne peut y être. Jusqu’à maintenant Benoit est satisfait, pour la simple et bonne raison qu’ils sont efficaces pour aller chercher les informations, pour appliquer ce que leur dit Benoit et surtout, surtout, ils communiquent régulièrement. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu Benoit exprimer sa frustration de rester plusieurs jours, voire semaines et mois, sans nouvelles de personnes sensées l’aider ou lui répondre sur des détails importants qui ont un impact sur des décisions à prendre. Je comprends parfaitement, c’est quelque chose qui m’horripile aussi, surtout quand les gens se portent volontaires.






Après la pause-café, thé et oh bonté divine, scone crème et confiture, absolument délicieux, nous retournons en réunion pour conclure la journée. On y discute de divers points varia mais aussi on rappelle que le vote concernant les postes de Benoit, Jaye, Julia, et Caitlin (officiellement) se fera la dernière journée du tournoi. Certains avaient proposé de le faire la veille du tournoi, ce à quoi Benoit avait répliqué qu’il serait très injuste de lui enlever (si le vote allait en ce sens) son poste après avoir trimer comme un fou, souvent seul, pendant un an et demi sur le projet et de lui enlever juste avant sa réalisation. Ce à quoi, la plupart des capitaines et représentants sont tombés d’accord. Mon chum en est soulagé, je crois bien qu’il l’est encore plus parce qu’il sait pertinemment que moi, témoin direct de la somme de travail et d’énergie qu’il y met, j’aurais pété une crise de nerfs!

Vient la question du tirage des équipes, c’est le tirage en direct qui a lieu généralement 4 à 6 semaines avant le tournoi qui déterminera l’alignement des équipes. On ne peut le faire trop tôt pour laisser le temps aux équipes de s’inscrire officiellement. Ce n’est pas simple puisque les équipes sont composées de gens qui doivent s’assurer d’avoir les moyens financiers, et/ou le congé nécessaire et/ou l’équipement complet et en ordre. Beaucoup attendent de savoir s’ils auront une fois sur place, une navette à partir de l’aéroport, un forfait repas et couchette et si oui quel en est le prix, sinon, comment ils s’organiseront. Ce sont des points sur lesquels travaillera Louise avec Stephen dans les prochaines semaines. Après en avoir discuté brièvement moi et Benoit, celui-ci énonce la probabilité que nous pourrions refaire le voyage à Scone pour faire le tirage à Pâques. On en rediscutera avec Stephen, c’est à suivre…

À 17:00 heures, nous terminons et nous nous donnons rendez-vous à l’hôtel qui est à 5 minutes. C’est là que sont logés Jaye, Andre et Caitlin pour le séjour, mais c’est là aussi où dormiront, probablement, les arbitres lors du tournoi. L’IMCF ne fait pas suffisamment d’argent pour payer les arbitres, mais autant que possible la fédération essaient de les loger et les nourrir. Sur place, il y a un resto bar et c’est ce qui nous intéresse en ce moment.

Pendant que nous nous apprêtons à suivre le groupe qui commence à partir, Stephen demande à voir Ben et Hubert en privé, Scott et moi attendons dans les alentours tandis que Louise et Jacob quittent rapidement, préférant retourner à la maison plutôt que suivre le reste de l’assemblée. Quand je vois que leur conciliabule s’étire, je me verse une tasse de thé en attendant, je consulte mes messages et mon facebook. Ça se pourrait-tu que ça soit la signature du contrat?

Finalement, une fois de plus sans contrat écrit, nous partons rejoindre les autres à l’hôtel, la salle à manger n’est pas bien grande et les employés semblent un peu surpris, ne s’attendant pas à voir 15-20 personnes débouler tous ensemble, pendant la saison morte. Comme nous sommes arrivés après le reste du groupe, nous recevons notre assiette pendant que les autres terminent et commandent de la bière. Le serveur nous indique que la salle à manger va bientôt fermer et que nous devrons traverser au bar pour qu’il puisse nettoyer et préparer ses tables pour le déjeuner de demain matin.

Nous finissons de manger tout en discutant avec Daniel, représentant suédois, ce dernier aimerait bien que le tournoi 2019 ait lieu à Stockholm, lui et Ben en discutent avec enthousiasme. Il croit qu’il y a possibilité que ce soit le gouvernement qui reçoive le tournoi IMCF, ainsi, ce serait probablement plus simple pour offrir le logement et la nourriture à tous les combattants.

Visiblement le serveur attend qu’on quitte notre table pour fermer la section, nous traversons alors du côté du bar, rejoignant ceux qui s’attardent autour d’un cidre ou d’une bière. Ben et Daniel concluent leur conversation en se promettant tous les deux de faire des recherches plus approfondies chacun de leur côté. Nous prenons un verre avant de repartir avec Scott pour retrouver les Écossais à Bankfoot.


Discussion philosophique en fin de soirée verre d'absinthe à la main avec Chris.

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