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| De gauche à droite:Hubert, Joshua, Chris, Jacob, Scott, Louise, Brendan, J-P et moi (Ben est derrière la caméra) |
Aujourd’hui, Ben et Hubert doivent
rencontrer Stephen, il a demandé à voir le président et le vice-président avant
de rencontrer tout le reste du présidium et du board (capitaines et
représentants) à l’assemblée générale du lendemain. Comme nous devons faire
quelques courses à Perth et que le rendez-vous a lieu au palais, à 10 minutes du
centre-ville, je les accompagnerai, je pourrai toujours descendre à la petite
cantine en les attendant si c’est confidentiel. Nous prenons le temps de déjeuner
et de savourer 2-3 cafés en bavardant avec Jacob, Scott et Hubert, Louise,
Joshua et J-P sont au travail.
Caitlin arrive entre temps, avec son bébé
de 3 mois, dont s’entiche immédiatement Scott. Ben et Hubert lui ont demandé si
elle voulait le poste qu’occupait Magnus et qu’il a quitté après le tournoi au
Danemark pour se consacrer à sa carrière. Pour aujourd’hui elle représente la
Nouvelle Zélande. Elle apprend que Benoit et Hubert doivent partir pour leur
rendez-vous, quand elle voit que j’y vais aussi, elle prend pour acquis qu’elle
peut y venir aussi. Elle prend à son bord Hubert tandis que Benoit et moi,
prenons place dans l’auto de Scott.
Arrivés sur place, nous constatons avec
stupeur que Jaye et Andre (le capitaine de l’équipe américaine) sont là, est-ce
Stephen qui les a aussi invités ou eux-mêmes qui ont pris l’initiative de venir
à ce rendez-vous? Finalement ce n’est apparemment pas si confidentiel ou du
moins, ça ne l’est plus. Stephen un peu surpris, autant par notre nombre de
personne que par le bébé, vient nous accueillir et nous mène à la salle de
conférence où sont déjà le directeur de marketing engagé par l’administration de
Scone et le comptable de la maison. Il est question surtout de savoir comment
nous procéderons, du côté de l’IMCF et eux, du leur, pour le marketing, l’estimation
du nombre de spectateurs, les risques et les coûts.
Ben et Hubert ont des tenues de ville,
même si ce n’est qu’un « pré meeting » ainsi ça donne la sensation de discuter
d’égal à égal. Nous en avons souvent parlé de l’importance d’avoir l’air
professionnel quand on rencontre les gens avec qui on négocie. Depuis le
premier meeting de l’IMCF, Benoit a toujours porté un complet cravate, d’abord
par respect, ensuite pour être pris au sérieux. Y a tant de préjugés concernant
les gens qui font du « médiéval » qu’on doit être clair : les costumes
sont en quelque sorte, nos « uniformes » lors des tournois. Le complet cravate fait
une coupure nette entre le spectacle et la mise en scène du spectacle.
Ben est un peu inconfortable, d’abord en ne
respectant pas ce qui a été convenu, c’est-à-dire des personnes inattendues.
Ces personnes n’ont absolument pas de tenues de ville et par-dessus tout, elles
parlent à mi-voix, ça m’énerve! C’est irrespectueux pour l’orateur et pour les
personnes qui essaient comme moi de l’écouter et de traduire. Je n’ose intervenir,
après tout, comme Scott, je ne fais pas partie du présidium, en principe je ne
suis pas supposée être présente.
Au bout d’une bonne heure et demi, nous
concluons avec la promesse enfin, d’un contrat en main avant de quitter l’Écosse.
Nous avons confiance, Stephen est très emballé par ce tournoi, lui qui ne
connaissait pas ce sport avant d’être engagé il y a quelques mois, pour
remplacer Sarah, clairement désintéressée par le projet. Nous reprenons la
route, Scott, Ben, Hubert et moi tandis que Caitlin, Jaye et Andre retournent à
leur hôtel. Nous filons à la maison après s’être arrêtés en chemin pour faire
quelques courses. Scott nous dépose et repart à l’aéroport de Glasgow pour
aller chercher Brendan.
Pendant ce temps-là, Ben me donne un coup
de main à la cuisine dans la préparation de mon gros pâté chinois et du gâteau
aux carottes. Un gros souper pour dix, mais fidèle à mes habitudes, j’en fais
plutôt pour 15-20 personnes. Vaut mieux trop que pas assez, au pire ça fera des
restants pour demain. Nous prenons l’apéro au salon avec Hubert, Jacob et
Louise qui arrive tout juste de son travail. Elle nous offre de l’hydromel, un
nectar impossible à refuser.
Nous accueillons Brendan à bras ouverts et
l’œil brillant à cause de nos « quelques » apéros. Je crois bien que c’est en
Écosse que nous buvons le plus. Ici c’est tolérance zéro pour l’alcool au
volant, encore plus sévère que chez-nous. J’ignore si ça a un impact sur la
consommation à la maison, mais on pourrait penser qu’ils compensent quand ils n’ont
pas besoin de se déplacer en voiture. Bien sûr, loin de moi l’idée d’appliquer
ma théorie aux Écossais en général, mais je pense que je tiens quelque chose
là. Ce qui m’amène à parler d’un breuvage extrêmement populaire, non alcoolisé
et souvent utilisé pour les gueules de bois : la boisson gazeuse Irn-Bru, deuxième boisson nationale
après le Scotch whisky. Elle est orange et a un goût unique, une saveur que je
n’ai jamais goûtée ailleurs. Elle a été créée en 1901 à Glasgow ou à Falkirk (c’est
pas vraiment clair) et portait comme nom Iron Brew. Cette boisson fut concoctée
afin d’offrir un breuvage désaltérant et surtout sans alcool, aux ferronniers
qui, travaillaient dans la chaleur et la poussière. Comme l’approvisionnement des
villes en eau potable était difficile, l’alternative de ces travailleurs, jusque-
là, était la bière. Le breuvage connut un immense succès, dépassant même Coca-cola
pendant quelques années, et encore aujourd’hui, la boisson écossaise est aussi
populaire que la célèbre boisson américaine. En 1946, la compagnie dut modifier
le nom car la boisson n’étant pas brassée (brewed) comme la bière, on dut
changer un peu les lettres, lui donnant même, ma foi, une sonorité encore plus
écossaise.
Samedi matin à l’aube, toute la maisonnée
se met en branle, trois personnes qui s’apprêtent à aller travailler, les sept
autres se préparent pour l’assemblée générale, par chance, il y a trois salles
de bain dans la maison. Nous mangeons sur un coin de comptoir, il n’y a pas de
salle à manger où trônerait une grande table prête à accueillir une grande
famille. C’est d’ailleurs dommage, hier soir, nous étions un peu éparpillés
entre la cuisine et les deux salons. Cependant j’étais satisfaite, tout le monde
a bien aimé le pâté chinois, et l’explication des origines de ce plat, du moins
celle que je crois la plus plausible. C’est-à-dire, lors de la construction du
chemin de fer au 19ième siècle on nourrissait les ouvriers qui
étaient majoritairement chinois, surtout dans l’ouest avec ce qu’on avait de
disponible sous la main et donc très peu cher : du bœuf, du maïs et des patates,
en s’inspirant du hachis parmentier. J’imagine que les ouvriers, canadiens
français ont rapporté l’idée dans leur foyer, et elle s’est vite popularisée,
surtout au milieu de la Crise. Pour ce qui est du gâteau, il s’est fait dévorer
sans aucune explication.
À nous voir tous à nos préparations ce
matin, nous pourrions croire que nous allons à des noces, on dirait une ruche
tellement on s’active frénétiquement. Les uns à chercher un fer à repasser ou à
secouer le veston un peu fripé resté trop longtemps dans la valise, les unes à
demander l’avis sur une couleur de foulard approprié, tout le monde est en
train de « se mettre sur son 36 ». Ben est satisfait, il n’a pas eu à rappeler
à personne le port de tenue de ville, d’emblée tout le monde s’est vêtu très
convenablement.
Nous quittons Bankfoot sous un soleil
radieux, comme hier d’ailleurs, c’est il me semble un peu inhabituel en Écosse,
en novembre, mais ça reste froid et venteux. Nous arrivons en même temps que
les autres membres du présidium et les capitaines et/ou représentants. Nous
sommes peu nombreux, du moins trop pour avoir le quorum, Benoit peut respirer,
c’est pas aujourd’hui que son poste est mis en danger. Stephen nous accueille
et nous le suivons dans la même pièce où nous étions hier.
Le présidium propose que Caitlin remplace
Magnus sur le poste de secrétaire, même s’il n’y a pas quorum et que techniquement
nous ne sommes pas sensés voter, mais j’imagine que l’urgence commande qu’on
ferme les yeux. C’est elle qui doit prendre les minutes du meeting et personne
ne veut de ce poste. Benoit est content car depuis que Magnus est parti, il a
pris en charge cette tâche de secrétaire en plus de sa job de vice-président.
Quand les employés nous quittent pour
retourner travailler, Hubert et Ben font un rappel des points forts et moins
forts du dernier tournoi au Danemark. Ils évoquent aussi certains problèmes rencontrés
au cours de l’année en ce qui concerne les guerres interclubs dans certains
pays et la formation des équipes qui viendront au tournoi IMCF. Il faut le
rappeler, l’IMCF a décidé depuis sa fondation, que les équipes, une seule par
pays, sont comme aux Olympiques, composées de gens qui y vivent ou qui y sont nés. Chez nos
compétiteurs, les pays peuvent amener le nombre d’équipe qu’ils veulent, c’est
pourquoi lors de leurs compétitions, il n’est pas rare de voir Russie 1 Russie
2, Russie 3 et bien sûr vous aurez deviné qu’il n’est pas rare de voir les
Russes remporter les trois médailles pour une seule catégorie.
On n’évoque aussi le problème des gens
bannis de leur propre club à cause de mauvais comportement et qui tentent de s’immiscer
dans d’autres équipes, c’est un problème que nous vivons actuellement,
chez-nous au Québec. On discute à propos de ce qu’est un mauvais comportement,
comme nous en avons un large échantillon, nous sommes en mesure de donner des
exemples : Intimidation sur les réseaux sociaux, commentaires haineux, homophobes,
racistes, sexistes, misogynes, propos diffamatoires à l’endroit de d’autres
combattants sur des forums publics. Des commentaires haineux envers l’IMCF et
dans les rencontres, tricheries, coups illégaux et dangereux donnés
volontairement (ils s’en vantent après sur les réseaux sociaux). L’IMCF se veut
une fédération sportive exemplaire, justement à cause de la marginalité de son
sport de combat, et elle veut éviter que ce sport soit complètement interdit à
cause d’individus violents. Pour l’instant, nous n’avons pas le choix d’en
parler puisque l’équipe du Canada, cherche à les prendre dans leur équipe, sans
vraiment connaître (ou croire) l’étendue de leurs actes. Nous sommes tous conscient
que ça peut arriver à n’importe quelle équipe, mais particulièrement ceux qui comme
nous, avec l’équipe du Québec et celle du Canada, sont dans des situations
particulières, comme l’Écosse et le pays de Galles vis-à-vis le Royaume-Uni.
Nous décidons donc, que des combattants bannis de leur fédération, celle inscrite
comme membre de l’IMCF, ne peuvent se présenter dans aucune équipe participante
de l’IMCF, éliminant ainsi aussi l’argument de la double nationalité que
certains combattant(e)s cherchent à utiliser.
Donc, de notre côté la FQCM va devoir envoyer
une lettre officielle à la fédération canadienne pour les informer qu’elle a
banni certains individus et que le Canada ne pourra se présenter au tournoi
IMCF avec ces individus dans leur équipe. Et voilà!
L’avant-midi terminé, Stephen vient nous
chercher pour faire une visite guidée et privée du palais, notre guide est une
dame écossaise absolument charmante et une conteuse hors-pair, je crois bien
que nous avons tous un coup de foudre pour cette «granny» si drôle. Elle parle écossais
comme je parle québécois, c’est-à-dire avec un accent du pays très …appuyé. Je
ne comprends pas la moitié de ce qu’elle dit (Benoit m’en traduit des grands
bouts) mais j’adore l’écouter et elle est si expressive.
Par exemple dans le salon des dames, elle
nous raconte qu’un certain temps les femmes étaient lourdement maquillées et
souvent on trouvait de la cire et de la graisse de baleine dans leur maquillage.
Quand elles s’installaient dans le petit salon elles devaient se tenir à une
distance respectable du foyer, si elles ne voulaient pas retrouver leur visage
tombé sur leur poitrine. Je crois bien qu’elle avait au moins une anecdote aussi
savoureuse pour chaque pièce.
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| Dido Elizabeth Belle, première aristocrate noire, ancêtre de la famille Murray, pour connaître son histoire, voyez le film Belle |
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| Réplique de la pierre sur laquelle les rois d'Écosse furent couronnés, y a aussi un film très intéressant à ce sujet: Stone of destiny |
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| La petite cuisine très accueillante. |
Après la visite, nous sommes invités à
passer à la table où un diner nous attend, la salle à manger est rustique,
chaude et confortable et la nourriture est délicieuse, en plus les cuisinières
ont prévu une option sans gluten. On ne s’attarde pas trop tout de même puisque
nous devons finir notre assemblée, y a encore tant à couvrir. C’est donc moins
d’une heure plus tard que nous remontons dans notre salle de réunion.
Je le savais déjà, mais d’entendre Steve annoncer
et donc confirmer sa décision de quitter son poste de chef des maréchaux, m’attriste
un peu. Je sais aussi qu’il ne sera probablement pas là pour le prochain
tournoi, même en tant que spectateur.
L’assemblée se poursuit, on discute des
propositions apportées à l’ordre du jour, sur différents points, on passe au
vote passe finalement au dernier point et non le moindre, le prochain tournoi.
Ben et Hubert expliquent ce qu’ils ont entrepris jusqu’à maintenant; les
ententes avec Stephen concernant la vente des billets par ticket master; la
part du marketing fournie par le palais avec l’aide d’une agence; la part de l’IMCF
à travers les réseaux sociaux avec la création de vidéos promotionnels. Stephen
va travailler directement avec Louise et Jacob qui représentent l’IMCF sur le
terrain quand Benoit ne peut y être. Jusqu’à maintenant Benoit est satisfait,
pour la simple et bonne raison qu’ils sont efficaces pour aller chercher les
informations, pour appliquer ce que leur dit Benoit et surtout, surtout, ils communiquent
régulièrement. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu Benoit
exprimer sa frustration de rester plusieurs jours, voire semaines et mois, sans
nouvelles de personnes sensées l’aider ou lui répondre sur des détails importants
qui ont un impact sur des décisions à prendre. Je comprends parfaitement, c’est
quelque chose qui m’horripile aussi, surtout quand les gens se portent
volontaires.
Après la pause-café, thé et oh bonté
divine, scone crème et confiture, absolument délicieux, nous retournons en
réunion pour conclure la journée. On y discute de divers points varia mais
aussi on rappelle que le vote concernant les postes de Benoit, Jaye, Julia, et
Caitlin (officiellement) se fera la dernière journée du tournoi. Certains
avaient proposé de le faire la veille du tournoi, ce à quoi Benoit avait
répliqué qu’il serait très injuste de lui enlever (si le vote allait en ce
sens) son poste après avoir trimer comme un fou, souvent seul, pendant un an et
demi sur le projet et de lui enlever juste avant sa réalisation. Ce à quoi, la
plupart des capitaines et représentants sont tombés d’accord. Mon chum en est
soulagé, je crois bien qu’il l’est encore plus parce qu’il sait pertinemment
que moi, témoin direct de la somme de travail et d’énergie qu’il y met, j’aurais
pété une crise de nerfs!
Vient la question du tirage des équipes, c’est
le tirage en direct qui a lieu généralement 4 à 6 semaines avant le tournoi qui
déterminera l’alignement des équipes. On ne peut le faire trop tôt pour laisser
le temps aux équipes de s’inscrire officiellement. Ce n’est pas simple puisque
les équipes sont composées de gens qui doivent s’assurer d’avoir les moyens
financiers, et/ou le congé nécessaire et/ou l’équipement complet et en ordre.
Beaucoup attendent de savoir s’ils auront une fois sur place, une navette à
partir de l’aéroport, un forfait repas et couchette et si oui quel en est le
prix, sinon, comment ils s’organiseront. Ce sont des points sur lesquels travaillera
Louise avec Stephen dans les prochaines semaines. Après en avoir discuté
brièvement moi et Benoit, celui-ci énonce la probabilité que nous pourrions refaire
le voyage à Scone pour faire le tirage à Pâques. On en rediscutera avec
Stephen, c’est à suivre…
À 17:00 heures, nous terminons et nous nous
donnons rendez-vous à l’hôtel qui est à 5 minutes. C’est là que sont logés Jaye,
Andre et Caitlin pour le séjour, mais c’est là aussi où dormiront,
probablement, les arbitres lors du tournoi. L’IMCF ne fait pas suffisamment d’argent
pour payer les arbitres, mais autant que possible la fédération essaient de les
loger et les nourrir. Sur place, il y a un resto bar et c’est ce qui nous
intéresse en ce moment.
Pendant que nous nous apprêtons à suivre
le groupe qui commence à partir, Stephen demande à voir Ben et Hubert en privé,
Scott et moi attendons dans les alentours tandis que Louise et Jacob quittent rapidement, préférant
retourner à la maison plutôt que suivre le reste de l’assemblée. Quand je vois
que leur conciliabule s’étire, je me verse une tasse de thé en attendant, je
consulte mes messages et mon facebook. Ça se pourrait-tu que ça soit la
signature du contrat?
Finalement, une fois de plus sans contrat écrit, nous partons rejoindre les
autres à l’hôtel, la salle à manger n’est pas bien grande et les employés semblent
un peu surpris, ne s’attendant pas à voir 15-20 personnes débouler tous ensemble,
pendant la saison morte. Comme nous sommes arrivés après le reste du groupe,
nous recevons notre assiette pendant que les autres terminent et commandent de
la bière. Le serveur nous indique que la salle à manger va bientôt fermer et
que nous devrons traverser au bar pour qu’il puisse nettoyer et préparer ses
tables pour le déjeuner de demain matin.
Nous finissons de manger tout en discutant
avec Daniel, représentant suédois, ce dernier aimerait bien que le tournoi 2019
ait lieu à Stockholm, lui et Ben en discutent avec enthousiasme. Il croit qu’il
y a possibilité que ce soit le gouvernement qui reçoive le tournoi IMCF, ainsi,
ce serait probablement plus simple pour offrir le logement et la nourriture à
tous les combattants.
Visiblement le serveur attend qu’on quitte
notre table pour fermer la section, nous traversons alors du côté du bar,
rejoignant ceux qui s’attardent autour d’un cidre ou d’une bière. Ben et Daniel
concluent leur conversation en se promettant tous les deux de faire des recherches
plus approfondies chacun de leur côté. Nous prenons un verre avant de repartir
avec Scott pour retrouver les Écossais à Bankfoot.
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| Discussion philosophique en fin de soirée verre d'absinthe à la main avec Chris. |













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